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Une rentrée complexe et difficile à négocier

Publié le 12/01/22

C’est pendant la trêve des confiseurs que les entreprises ont dû réagir et se réorganiser face à la déferlante Omicron et aux décisions du Gouvernement.

« 2022 commence sous le signe de l’urgence sanitaire alors même que les indicateurs de croissance étaient au plus haut. Face à cette situation, et comme depuis 2 ans, on peut noter que les entreprises ont fait preuve d’une grande responsabilité et d’une très grande réactivité en ce début d’année. Dans cette crise sanitaire et face à toutes les contraintes qu’elle impose, appliquer une règle standardisée à la diversité de la communauté des entreprises n’est pas la solution. Force est de constater que l’entreprise reste le meilleur échelon pour trouver les solutions. » Philippe Korcia, président de l’Upe 13

> Un instantané de la situation à la rentrée
Pour en avoir une meilleure visibilité, l’Upe 13 a sollicité ses adhérents en ce début d’année. Vous trouverez dans ce dossier une synthèse de la situation actuelle dans les entreprises.

Interrogés sur l’obligation du télétravail, le protocole sanitaire, la vaccination en entreprise et l’impact d’omicron, les réponses varient selon la taille et le secteur d’activité mais dans l’ensemble, nos entrepreneurs résistent bien même si la lassitude s’installe dans toutes les strates de l’économie locale.

La situation conduit les entrepreneurs à investir un temps démesuré à la gestion sanitaire de la crise dans l’entreprise (télétravail, absences, cas contact, remplacement, matériel pour le travail à distance, …). Si c’est plus facile pour un grand groupe staffé avec une équipe RH, c’est tout simplement infernal pour une TPE PME où le dirigeant investit la majorité de son temps sur l’adaptation de l’organisation de l’entreprises (gestion du protocole sanitaire, absences, cas contacts..), au lieu de le consacrer au développement. L’exception devient la règle et cela pèse sur le moral des patrons de TPE PME. De plus, la mise en télétravail d’une majorité des contacts administratifs et/ou commerciaux des grands donneurs d’ordre paralysent encore plus la relation commerciale. Cependant et pour ceux qui l’ont mis en place, la présence d’un réfèrent Covid dans les TPE PME a permis un travail plus efficace !

Les patrons sont des champions de l’adaptation et de la résilience, mais ils ont aussi une limite, celle de leurs collaborateurs. Et à ce titre, il faut noter dans les témoignages de nos adhérents, l’extraordinaire mobilisation des collaborateurs des TPE et PME pour pallier aux absences et à la situation chaotique actuelle.

Le sentiment des adhérents interrogés fait apparaitre une vraie responsabilité dans le dialogue social au sein même de l’entreprise. Dans cette crise sanitaire et face à toutes les contraintes qu’elle impose, les collaborateurs sont devenus acteurs de leur santé au travail. Toutes les entreprises sont différentes et appliquer une règle standardisée à la diversité de la communauté entrepreneuriale n’est pas la solution. Force est de constater que l’entreprise reste le meilleur échelon pour trouver les solutions.

> Sur la question des 3 jours de télétravail
L’annonce pendant la trêve des confiseurs complexifie le retour au travail dès le 1er jour de l’année !

La réponse des grandes entreprises sur la question du télétravail est unanime, depuis 2 ans c’est cadré mais il existe aujourd’hui une forme de lassitude et de résignation de la part des syndicats.

C’est bien souvent les collaborateurs eux-mêmes qui sollicitent le présentiel dans l’entreprise.

Pour d’autres, l’opposition est forte et affirmée également chez les managers.

Le télétravail impose toujours autant de complexité dans la gestion Rh et le « faire avec » les personnes physiquement présentes nécessite une « adaptation permanente de l’activité de production aux ressources disponibles »

Si la question des outils (PC portables) a pu être réglée chez certains de nos adhérents, nombre d’entre eux sont contraints de limiter le nombre de jours de télétravail pour des raisons liées à la qualité de connexion chez les collaborateurs. Cette situation s’aggrave dans les territoires ruraux ou éloignés qui ne sont toujours pas couverts par le très haut débit. La sécurisation des données selon les connexions est montrée comme un frein à l’exercice du télétravail.

Cependant, nos interlocuteurs ne notent pas de réelle fracture au sein de l’entreprise. Les gens comprennent que certaines fonctions ne sont pas télétravaillables. Mais il ne faudrait pas que cela dure, l’usure pourrait l‘emporter et la contestation n’est pas loin chez salariés postés.

Retrouvez ici l'intervention de Philippe Korcia sur BFM Marseille sur le télétravail

> Le protocole sanitaire et la gestion des cas contacts
Le protocole de gestion des cas contacts semble plus clair au moins dans les entreprises si l’on exclue la question des enfants à l’école. La vraie question se pose dans les TPE (<5 salariés) pour lesquelles l’absence d’un collaborateur (20% de l’effectif) impose un équilibre précaire et l’engagement plus important des collaborateurs présents.

> L’impact d’Omicron en ce début d’année
Avec le variant Omicron, constatez-vous une augmentation des arrêts de travail / troubles psychosociaux dans votre entreprise ?

Oui => 69% constatent une nette augmentation des arrêts de travail et/ou isolement cas contact
Non => 30%.

On note une augmentation nette des cas contacts et positifs depuis mi-décembre dans les témoignages recueillis. Certains témoignages font état également de « contamination opportunistes ».

Les DRH ne notent pas de troubles psycho-sociaux au sein de l’entreprise, même s’ils les appréhendent fortement en cas de prolongation au-delà du 24 janvier (fin des 3 semaines).

> Vaccination
Les entreprises ouvrent à la vaccination autant qu’elles le peuvent en négociant des partenariats avec des pharmacies ou des centres de vaccination en proximité. Elles facilitent l’accès à la vaccination en libérant les collaborateurs sur leur temps de travail.

Le dispositif mis en place par les services de santé au travail semble efficace. Les SSTI répondent positivement aux sollicitations des entreprises.